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Maxime, tourneur sur bois

Maxime est parisien. Maxime est ébéniste. Maxime travaille uniquement le bois originaire des forêts de France. Tout est dit, ou presque. Ce qu’on ne vous dit pas c’est que Maxime utilise une technique bien spécifique pour tailler le bois : tel un tour de potier, il fait mets en rotation son bois pour lui donner la forme adequate. Véritables œuvres d’art entièrement faits main, elles s’accommodent fort bien d’une utilisation au quotidien. Le résultat est époustouflant de simplicité, tout à fait unique et contemporain. Voici son interview :

Maxime dans son atelier collectif, le Lavoir – Photo Linda Leonar

Copeaux de bois – Photo Linda Leonard

Bonjour Maxime. Quel est ton métier ?

Je suis tourneur d’art sur bois. C’est un métier d’art peu connu du grand public mais qui a pourtant plusieurs millénaires d’ancienneté. Il existe le tournage traditionnel, par exemple pour les pièces de tables ou les balustres d’escaliers, et puis il y a le tournage contemporain, mêlant la sculpture, la peinture et différents savoirs faire qui permettent aujourd’hui de faire évoluer le tournage.

 

Comment en es-tu arrivé là ?

J’ai toujours été passionné par les arbres, d’où mon envie de travailler cette matière pour d’en un sens leur rendre hommage. J’ai d’abord été ébéniste mais j’avais l’envie de me rapproché de la matière, d’avoir un contact plus direct avec le bois, d’où le métier de tourneur. J’ai donc passé un an dans le Var a l’école de tournage sur bois Escoulen, créer par Jean-François Escoulen, un tourneur contemporain de renommé mondiale. A mon retour à Paris je me suis installé au Lavoir, un atelier regroupant 34 artistes pluridisciplinaires, c’est un vivier de création particulièrement inspirant.

Maxime en train de tourner sur sa machine – Photo Linda Leonard

Quelle est la valeur ajoutée du métier d’artisan ?

La valeur ajouté d’un artisan est évidement son savoir-faire. Mais c’est aussi l’envie de faire perdurer les métiers d’art qui, pour la plupart, se perdent. L’artisan d’aujourd’hui doit se démarquer, trouver son style, innover et faire évoluer son art par différentes techniques, c’est tout l’enjeux de l’avenir de l’artisanat.

 

Qu’est-ce qui te prend le plus de temps : Fabriquer des objets pour des entreprises qui les commercialisent ou réaliser tes créations personnelles ?

La fabrication des commandes me prends du temps étant donné que c’est de la petite série, mais la création d’une pièce unique peu prendre plusieurs semaines, c’est ce qui me prend le plus de temps. Il faut compter le temps création, penser la pièce, ça forme, son design, choisir le morceaux de bois adapté et passer à la fabrication. Mais c’est surtout la finition qui peut prendre plusieurs jour afin que la pièce soit parfaitement finie.

Maxime en train de tourner sur sa machine – Photo Linda Leonard

D’où vient ta matière première ?

En générale j’essaie de récupérer du bois en forêt, tombé par les vents ou les restes laissés par les bucherons. Etant à Paris ça reste compliqué du trouver du bois en grosse section pour faire mes pièces, j’ai parfois besoin de travailler directement dans des troncs. Sinon je me fournis si besoin dans une scierie proche de Paris que j’ai sélectionner selon leur éthique par rapport à l’exploitation de la forêt.

 

Comment choisis-tu le bois que tu vas travailler ?

C’est surtout la pièce que j’ai en tête qui va déterminer le bois utilisé. Par exemple, je travail en ce moment sur une pièce suspendue, avec de longs filaments finissant en fleurs. Pour les tiges que je veux cintrer en leur donnant une forme particulière il faut un bois souple. Le meilleur bois pour ce type de travail est le cornouiller et ça tombe bien puisque j’en avais qui trainait dans mon atelier depuis plusieurs mois en attendant quoi en faire.

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